• Lui il s'était toujours senti différent des autres et cela depuis son plus jeune âge, il n'a jamais été proche de ses parents. Il à toujours eu le désir d'atteindre quelque chose de lointain, voyager pour trouver l'inconnu, il à eu même le désir de devenir nomade, et son talent caché à disparu en grandissant.

     

    A trois ans, le voilà embarqué pour son premier voyage vers le sud-ouest, plus précisément la Gironde. C'est la guerre, son oncle qui était gendarme rejoint la zone libre et il l'emmène avec lui, il ne savait pas encore que cela allait changer sa vie.

    La gendarmerie se trouve sur une petite agglomération charmante et entourée de vignes, au centre de la place se trouve une halle et autour de cette place les commerces sont sous des arches.

    La maison ou il habite est un peu en retrait du centre, à proximité il y à un château avec un grand parc boisé. Il y passera quelques années.

    Puis une autre mutation de son oncle le ramène en Bretagne dans une nouvelle gendarmerie. Là il est scolarisé, il m'a raconté une anecdote qui montre la façon dont il était élevé, un jour en sortant de la classe en fin de journée il lui prit la fantaisie de prendre une craie en passant devant le tableau et la mettre dans sa poche, une petite amie fille de gendarme elle aussi le dit à sa tante sans pensée à mal, sa tante rentra dans une colère le fit rentrer dans la maison en le traitant de petit voleur et le corrigea à coups de ceinturon, il en restera marqué a vie.

    Puis c'est le retour chez ses parents, il apprend qu'il à une petite sœur.

    Il se sens perdu, ses parents ? Qui sont ses parents il les reconnaît à peine, il vient d'arriver personne ne s'occupe de lui, c'est le début de sa solitude.

     

    Son oncle était gendarme je te l'ai dit, dans ses fonctions il ne savait pas comment il se comportait, mais avec lui c'était une vrai pâte, il n'en disait pas autant de sa tante qui pour la moindre bévue sortait le ceinturon, il me racontait, ce qu'il avait pu avalé comme cochonneries , entre les granulés au phosphore, l'huile de ricin, la bouche pleine de ces petits vermiceaux il les avalaient à coup de martinet. La voie du rebelle se précisait de jour en jour. En grandissant il du mal à obéir aux ordres. Il ne sait pas si ses parents en ont eu conscience mais il n'a pas compris leur comportement sans doute du au récit de la tante à sa mère crédule et par la suite ne lui fit jamais confiance, il m'en parlait avec une certaine amertume, se refermant sur lui même. Souvent il tenait tète par défi jusqu'à la correction.

     

    Sa rentrée à l'école n'arrangea pas les choses. Doté d'une super émotivité, il avait la larme facile.

    Bien sur il était dans une école catholique tenue par des frères en soutane. Ils avaient tous un surnom, il y avait frère « souris » celui-là surgissait là ou tu ne l'attendait pas, des petits yeux derriere de toutes petites lunettes rondes, la soutane retroussée il te courrait après pour te tirer les oreilles à les décoller.Il y avait aussi le frère « pied bot » qui ne laçait jamais son brodequin et qui pour son malheur avait tendance à vouloir vous botter le cul. Les petits malins prévoyait le coup et avant l'impact faisait un pas en avant et le pauvre brodequin traversait la classe sous les fous rires des élèves.


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